Acteurs : Oliver Masucci, Mickey Rourke, John Cleese, Fanny Ardant, Joaquim de Almeida...
Résumé : En 1999, de richissimes clients passent le réveillon de la Saint-Sylvestre dans le luxueux Gstaad Palace de Gstaad, dans les montagnes en Suisse...
Mon avis : Au temps j'ai aimé J'ACCUSE (2019) de Polanski, au temps THE PALACE m'a laissé de marbre. Comme le réalisateur a écrit le film avec Jerzy Skolimowski, j'ai pensé un moment que son humour de situations était un hommage à la Nouvelle-Vague polonaise des années 60...Mais en fait non, c'est juste pas drôle.
Scénaristes : Peter Weir et Keith R. Clarke, d'après le récit autobiographique "À marche forcée" (The Long Walk: The True Story of a Trek to Freedom) de Sławomir Rawicz
Acteurs : Jim Sturgess, Ed Harris, Colin Farrell, Saoirse Ronan...
Résumé : En 1940, un groupe de sept prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer n'est que le début de l’aventure. Ensemble, ils dovient parcourir plus de 6 000 kilomètres, d'abord à travers la toundra sibérienne glacée, puis en traversant successivement les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi et les sommets de l'Himalaya. L'Inde — alors sous contrôle britannique — est le but ultime. La route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets. Certains s’arrêtent en chemin, d’autres ne survivent pas aux épreuves.
Mon avis : Encore un grand film d'aventure tiré d'un roman autobiographique bidon d'évasion après PAPILLON (1973) et SURVIVRE AVEC LES LOUPS (2007). Colin Farrell est excellent à contre-emploi en assassin stalinien rustre et violent et Saoirse Ronan en immigrée polonaise.
Acteurs : Bogusław Linda, Iwona Petry, Paweł Deląg...
Résumé : 'C'est l'histoire d'amour intense entre une jeune étudiante issue de la province polonaise et Michal, un ambitieux anthropologue qui vient de découvrir dans les marais de Varsovie le corps d'un chaman vieux de deux mille ans. Cette découverte va bousculer de fond en comble sa vie et c'est dans sa liaison avec la jeune femme, qu'on appelle "l'italienne", que la répercussion sera la plus violente, la plus brutale, la plus surprenante. Cette exploration du sensuel, de l'érotique et de l'amour fou bouleversera les certitudes de Michal et l'entraînera loin...
Mon avis : Retour en Pologne pour Andrzej Żuławski avec un film mystique sans budget qui ressemble plus à POSSESSION (1981) qu'à SUR LE GLOBE D'ARGENT (1988). En fait, le réalisateur reprend le thème du couple qu'il a peut-être déjà un peu trop usé jusqu'à la moelle pour raconter une histoire obsessionnelle et érotique, dont seul le fait que cela se déroule en Pologne nous dépayse un peu de son cinéma antérieur. C'est sombre et morbide, mais c'est une belle expérience tout de même.
Acteurs : Jerzy Skolimowski, Elzbieta Czyzewska...
Résumé : Voilà deux années qu'Andrzej Leszczyc, vingt-quatre ans, a été renvoyé de la faculté d'ichtyologie où il étudiait. Son sursis pour le service militaire n'a plus cours et lors de sa convocation par l'armée, on lui annonce qu'il doit partir par le train de 15h00 pour passer deux années dans la marine. Durant la poignée d'heures qui le sépare de son départ, Andrzej traîne avec des amis, hésite à dire au revoir à sa femme, rencontre une jeune étudiante... et n'arrive pas à se décider si à l'heure dite il sera dans le train ou s'il sera devenu déserteur...
Mon avis : Le premier long-métrage de Skolimowski réalisé pendant ses études à l’École nationale de cinéma de Łódź et premier volet d'une trilogie ayant pour héros Andrzej Leszczyc, un jeune homme en colère et inadapté qu’il interprétait lui-même devant et derrière (en caméra subjective) sa caméra dont les deux autres volets sont WALKOWER (1965) et LA BARRIÈRE (1966). J'en parlais déjà dans cet article. Ce côté étudiant révolté, rappellerait presque une autre trilogie, britannique celle-là (où Skolimowski continuera sa carrière), celle de l'étudiant impertinent Mick Travis de Lindsay Anderson qui commence par IF... en 1968.
Scénariste : Andrzej Żuławski d'après Jerzy Żuławski
Acteurs : Andrzej Seweryn, Krystyna Janda, Jerzy Trela...
Résumé : Des astronautes découvrent et colonisent une nouvelle planète. Après de nombreuses années, le seul survivant de l'équipage originel est surnommé Le vieil homme et est traité comme un demi-dieu par leurs descendants nés sur la planète. Avant sa mort, il envoie un message vidéo sur Terre avec une fusée. Marek reçoit le message et voyage jusqu'à la planète où il est accueilli en Messie...
Mon avis : Une expérience visuelle excellente et éprouvante à la fois.
Acteurs : Malgorzata Braunek, Michal Grudzinski, Iga Mayr, Bozena Miefiodow...
Résumé : Au 18è siècle, un inconnu pénètre dans un cloître et libère un prisonnier, Jakub. Il ne dit rien d'autre à cet homme hagard et rendu malingre par son emprisonnement que de regagner son foyer, confiant son sort à une nonne mutique et visiblement folle. Jakub revient donc chez lui et découvre que son père, un riche propriétaire, s'est donné la mort. Un homme qui prétend être son demi-frère a pris possession de la demeure maintenant en ruine et annonce qu'il va épouser la sœur de Jakub. Celle-ci livre son corps à tous les passants, suivant ainsi la voie de leur mère, qu'il n'a jamais connu. Jakub retrouve également son ancienne promise, qui vient de se marier avec son meilleur ami et ancien complice dans la tentative d'assassinat contre le Tsar qui l'a conduit en prison. L'inconnu qui a libéré Jakub n'est jamais loin, lui assurant à chacune de leurs rencontres que le jeune homme est le sauveur de ce monde. Bientôt, il le pousse à tuer et Jakub se convainc que cet homme mystérieux est le diable en personne...
Mon avis : Un film rock'n'roll et apocalyptique et un style de réalisation qui deviendra par la suite celui des films suivants de Żuławski.
Scénaristes : Mirosław Żuławski et Andrzej Żuławski
Acteurs : Malgorzata Braunek, Leszek Teleszynski, Jan Nowicki, Anna Milewska...
Résumé : Cracovie, 1940. Michał, dont la femme et le fils ont été tués par les Nazis, s'engage dans la résistance. Poursuivi, il se réfugie chez Marta, qui ressemble étrangement à sa propre femme. Sa vie devient telle un cauchemar biblique...
Mon avis : Très bon premier film d'Andrzej Żuławski. Je l'avais vu il y a 5-6 ans et la scène d'accouchement (qu'on retrouve un peu dans POSSESSION) et la course-poursuite dans l'immeuble (ainsi que le livre "Au pays des borgnes" de Jacques-Olivier Trompas) m'avaient inspirés un scénario sur la période des Évènements de la Nouvelle-Calédonie, projet abandonné car politiquement impossible à faire subventionner. Mais je voulais y représenter la guerre de mon enfance, comme l'a fait Żuławski avec LA TROISIÈME PARTIE DE LA NUIT. Un étrange film qui traite du double (thème cher aussi à Edgar Poe).
Scénaristes : DK Welchman et Hugh Welchman d'après "Les Paysans" de Wladyslaw Stanislaw Reymont
Acteurs : Kamila Urzedowska, Nadia Tereszkiewicz, Robert Gulaczyk...
Résumé : Au XIXe siècle, dans un village polonais en ébullition, la jeune Jagna, promise à un riche propriétaire terrien, se révolte. Elle prend son destin en main, rejette les traditions et bouleverse l’ordre établi. Commencent alors les saisons de la colère…
Mon avis : Très bon film sur l'hypocrisie chrétienne et cupide dans un village de paysans polonais. Les effets de pseudo-animation m'ont un peu mitigés car tantôt magnifiques et picturaux, tantôt proches du simple filtre de logiciels de montage, que ça brouille même un peu la vue à la longue. J'ai même repensé aux effets que Ralph Bakshi avait réalisé pour TYGRA, LA GLACE ET LE FEU (1983) sauf que dans LA JEUNE FILLE ET LES PAYSANS, les traits et les expressions des comédiens sont très présents à l'écran. Puis les émotions dues au lyrisme du film (chants, danses, musiques) nous portent jusqu'à la fin avec satisfaction. Un très beau film.
Résumé : Lorsque la réalisatrice danoise Lea Glob commence à filmer la peintre Apolonia Sokol, il ne devait s’agir que d’un exercice d’école de cinéma. Le portrait filmé s’est finalement tourné sur treize années pour se muer en une épopée intime et sinueuse, celle d’une jeune femme artiste, depuis sa vie de bohème au cœur du théâtre du Lavoir Moderne que dirigent ses parents, jusqu’à son ascension dans le milieu de l’art contemporain, en passant par ses études aux Beaux-Arts de Paris. Mais en miroir d’Apolonia, ce sont aussi les destins d’Oksana Shachko, l’une des fondatrices des Femen, et de la réalisatrice, qui se dessinent. Une sororité à trois faces, à l’épreuve du monde d’aujourd’hui...
Mon avis : Très bon documentaire intimiste, voire même intrusif, sur la jeunesse, la vie libérée et la carrière d'Apolonia Sokol. Et j'aime quand un réalisateur de documentaire se met en scène à la manière d'Agnès Varda, sauf que dans APOLONIA, APOLONIA, la réalisatrice Lea Glob vit des moments difficiles en même temps qu'Apolonia Sokol, ce qui apporte une forte complicité entre la filmeuse et la filmée. Pour le reste, on croise la route des Femen et notamment d'une activiste ukrainienne qui lutte pour les droits des femmes dans son pays, ce qui n'est pas très connu. Mais on explore aussi les difficultés financières et psychologiques pour l'artiste pour être reconnue du monde de l'art international.
Scénaristes : Wojciech Smarzowski d'après le roman "Pod Mocnym Aniołem" de Jerzy Pilch.
Acteurs : Robert Więckiewicz, Julia Kijowska, Adam Woronowicz...
Résumé : Jerzy est un écrivain célèbre et un alcoolique chronique qui camoufle son problème d'alcool par son intelligence et son charme. Fréquentant le centre de désintoxication, il rencontre des toxicomanes de tous horizons et de tous milieux sociaux...
Mon avis : Un film très sombre et un peu décousu comme une mauvaise cuite, qui dénonce l'alcoolisme sous toutes ses formes en Pologne.
Résumé : Au cours de l'été 1945, Tadeusz, officier de l'Armia Krajowa et vétéran de l'Insurrection de Varsovie, dont la femme a été violée et assassinée par les Allemands, se déplace en Masurie, région de l'ancienne Prusse orientale allemande. Il rend visite à Róża, veuve de son ami Johann mort sous les drapeaux de la Wehrmacht. Cette femme qui a vécu les pires atrocités durant la guerre l'invite à rester à sa ferme espérant que sa présence va lui offrir une certaine protection. Tadeusz accepte. Leur relation va cependant attirer l'attention des nouveaux nationalistes polonais ainsi que des services du NKVD soviétique...
Mon avis : Un film très sombre. Et une belle reconstitution historique.
Scénaristes : Agnieszka Holland, Gabriela Łazarkiewicz-Sieczko et Maciej Pisuk
Acteurs : Jalal Altawil, Maja Ostaszewska, Behi Djanati Ataï...
Résumé : Ayant fui la guerre, une famille syrienne entreprend un éprouvant périple pour rejoindre la Suède. A la frontière entre le Belarus et la Pologne, synonyme d'entrée dans l'Europe, ils se retrouvent embourbés avec des dizaines d'autres familles, dans une zone marécageuse, à la merci de militaires aux méthodes violentes. Ils réalisent peu à peu qu'ils sont les otages malgré eux d'une situation qui les dépasse, où chacun - garde-frontières, activistes humanitaires, population locale - tente de jouer sa partition...
Mon avis : C'est incroyable de retrouver une Agnieszka Holland toujours aussi en forme après toutes ces années (je l'ai découvert avec EUROPA EUROPA en 1991) avec un grand film coup-de-poing sur un sujet qui divise tant en Europe. Le film est très dur, très sombre sur le sujet migratoire en Pologne, et ce n'est pas étonnant que la réalisatrice se soit faite attaquer par le gouvernement polonais. Mais il est en effet très engagé sur le sujet, les héros étant les migrants, les associations humanitaires et ceux qui croient en cette cause, ou veulent simplement aider. Le film dénonce même la politique anti-migratoire de couleurs en se concluant sur la guerre en Ukraine et ses centaines de milliers de réfugiés en Pologne. Quoiqu'on pense de ce thème, GREEN BORDER reste une belle fresque en noir et blanc qui ne laisse pas indifférent. Cela m'a même donné envie de voir ce que Matteo Garrone en a fait avec MOI, CAPITAINE (2023).
Pour inverser le sujet, je vous propose de voir AFRICA PARADIS (2006) de Sylvestre Amoussou.
Résumé : En 2033, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous-développement. Olivier informaticien sans travail est prêt à tout pour en trouver, vit avec Pauline, institutrice elle aussi au chômage. Vu leur situation déplorable en France ils décident de tenter leur chance en Afrique où ils immigrent clandestinement...
Scénaristes : Bartosz M. Kowalski, Jan Kwieciński et Mirella Zaradkiewicz
Acteurs : Julia Wieniawa-Narkiewicz, Michał Lupa, Wiktoria Gasiewska...
Résumé : Un camp spécialisé accueille des adolescents accros à la technologie. Le but est de randonner sans smartphone. Iza est responsable du groupe de Zosia, Julek, Aniela, Bartek et Daniel : ils partent en pleine forêt de Pologne sans se douter de l'horreur…
Mon avis : Un Slasher polonais pour ados dans le style de ceux des années 80, mais pas très original au final. Du même réalisateur, je préfère L'ABÎME DE L'ENFER (2022).
Scénaristes : Bartosz M. Kowalski et Mirella Zaradkiewicz
Acteurs : Piotr Zurawski, Olaf Lubaszenko, Sebastian Stankiewicz...
Résumé : Dans la Pologne de 1987, dans un monastère coupé du monde, les moines gèrent une clinique pour possédés. Un jour, un jeune policier vient au couvent. Se faisant passer pour un ecclésiastique, il pénètre dans la vie monastique et tente d'expliquer la récente et mystérieuse disparition de plusieurs détenus tourmentés. Il s’avère cependant qu’il n’y a aucun moyen de sortir du monastère...
Mon avis : Excellent film policier horrifico-gothique.
Scénaristes : Tadeusz Konwicki et Jerzy Kawalerowicz
Acteurs : Jerzy Zelnik, Wieslawa Mazurkiewicz, Barbara Brylska...
Résumé : Ce film décrit les manipulations de prêtres et hauts-prêtres conservateurs à l'encontre du nouveau monarque Ramsès XIII, trop progressiste à leurs yeux, et qu'ils finiront par éliminer en jouant de la crédulité populaire...
Mon avis : Un grand peplum politique ! Certaines scènes de ce film de Kawalerowicz à la réalisation moderne ont forcément inspirées Fellini pour son SATYRICON (1969).
Acteurs : Bogusław Linda, Tadeusz Łomnicki, Adam Ferency...
Résumé : Trois versions du destin d'un jeune homme indecis suivant qu'il prend ou rate un train...
Mon avis : Très bon film de Kieślowski sans concession. Le militantisme et le parti communiste polonais en prennent pour leur grade et LE HASARD (tourné en 1981) fait une petite allusion à Solidarnosc. Seule la chute m'a un peu déçu, mais si on la prend comme point de vue philosophique, elle englobe bien les différents propos du film.