Acteurs : Harry Dean Stanton, Emilio Estevez, Tracey Walter, Olivia Barash, Sy Richardson...
Résumé : Otto, jeune punk sans avenir, devient malgré lui récupérateur de voitures impayées. Le métier est ingrat et quand une forte récompense est offerte pour qui trouvera le premier une Chevy Malibu 1964, les ennuis vont vraiment affluer. Surtout quand on a comme concurrent les frères Rodriguez et des agents secrets du gouvernement. Qu'y a-t-il dans le coffre de cette voiture ?
Résumé : Le film suit Louise, qui vit en couple avec Rémi et qui décide de reprendre son studio parisien afin de pouvoir profiter pleinement de ses sorties nocturnes et avoir un pied à terre dans le centre-ville. Son compagnon voit ce choix d'un mauvais œil, persuadé que Louise tente par ce moyen de le fuir. Accompagnée d'Octave, un ami qui éprouve pour elle des sentiments ambivalents, elle fera l'expérience de ce mode de vie et en éprouvera les conséquences....
Mon avis : L'un des meilleurs Éric Rohmer, après LA MARQUISE D'O... (1976) et PERCEVAL LE GALLOIS (1978).
Acteurs : Victor Lanoux, Josiane Balasko, Dominique Lavanant...
Résumé : Simone, ancienne rockeuse, est une aide ménagère dévouée qui travaille dans une cité de la banlieue lyonnaise. Elle s'occupe notamment de Robert, un ancien virtuose de l'accordéon qui croupit au chômage, et de ses cinq enfants. Un jour, la femme de Robert le quitte pour partir vivre à Paris avec un C.R.S.. Désespéré, Robert décide de monter à la capitale pour la convaincre de revenir. Dans le même temps, Simone, qui prend quelques jours de vacances bien mérités, se rend à Paris pour rendre visite à son frère. C'est alors qu'elle se retrouve dans le même compartiment de train que Robert, et qu'elle découvre médusée à l'arrivée à la gare de Lyon que les cinq enfants de Robert l'ont suivie. Elle doit alors gérer toute cette smala et peut heureusement compter sur l'hospitalité de son frère Pierrot (devenu Rita, une femme transgenre), pour loger tout ce petit monde. Mais Simone, qui est secrètement amoureuse de Robert, aidera ce dernier dans ses recherches et obtiendra même l'opportunité d'enregistrer un disque grâce à une de ses anciennes connaissances dans le milieu musical.
Mon avis : Une agréable comédie dramatique peuplée de prolos et de marginaux ancrée dans les années 80. Victor Lanoux est émouvant en père de famille cocu, et Dominique Lavanant est étonnante en transexuelle. Quand à Josiane Balasko, son rôle et ce film sont une bonne surprise, et je la découvre aussi en tant que chanteuse dans une courte scène.
Scénaristes : Andrzej Żuławski et Dominique Garnier d'après son roman
Acteurs : Valérie Kaprisky, Francis Huster, Lambert Wilson, Patrick Bauchau...
Résumé : Ethel gagne sa vie en posant nue, mais souhaite devenir comédienne. Bien que son jeu de scène soit franchement médiocre, elle est remarquée, lors d'une audition, par le metteur en scène allemand Lucas Kesling. Ce dernier prépare une version très personnelle des Possédés de Dostoïevski et offre un rôle à la jeune femme dont il ne tarde pas à faire sa maîtresse.
Mon avis : Un Żuławski que je n'avais jamais voulu voir, d'ailleurs je pensais que l'héroïne était Maruschka Detmers au lieu de Kaprisky. Peut-être parceque je ne trouve pas Maruschka Detmers très bonne comédienne et que Valérie Kaprisky n'est pas loin d'avoir pas plus de deux expressions dans LA FEMME PUBLIQUE lorsqu'elle exprime le pathos. Heureusement, son non-jeu hypnotique évolue lorsqu'elle rencontre le personnage schizophrène et exubérant incarné par l'excellent Lambert Wilson. Francis Huster aussi est très bon et méconnaissable en metteur en scène blond platine et mégalo. Mais malgré les comédiens et la qualité de la réalisation, je trouve que c'est un Andrzej Żuławski mineur, voire même un peu creux qui ne joue quasiment que sur la beauté juvénile et la nudité fascinante de Valérie Kaprisky.
Acteurs : Coluche, Maruschka Detmers, Luis Rego...
Résumé : La grand-mère de Loulou Dupin lui laisse en héritage un appartement à Paris. Les lieux sont déjà occupés par Valérie et Laura, deux charmantes jeunes femmes. Laura entreprend aussitôt de séduire Loulou, car l'appartement sert de quartier général à un groupuscule terroriste auquel elle appartient. Ses camarades de lutte ont enlevé le fils d'un banquier connu pour l'échanger contre l'un des leurs, en prison. Au moment du transfert, Loulou comprend tout...
Mon avis : Je ne l'avais pas vu à l'époque. Et je suis finalement très déçu. Loin d'être mon Gérard Oury préféré.
Acteurs : Joseph Bottoms, Kirstie Alley, James Daughton...
Résumé : Un homme devient aveugle mais les médecins ne trouvent rien d'anormal à ses yeux. Ils l'équipent d'un appareil expérimental qui lui permet de voir à l'aide d'une interface informatique et d'électrodes cérébrales. Pendant ce temps, un chauffeur de taxi emmène des jeunes femmes dans leurs appartements, leur administre du gaz et pratique des opérations chirurgicales mortelles. Leurs chemins convergent...
Mon avis : Un bon Slasher de science-fiction réalisé par un cinéaste grec de cinéma bis.
Scénaristes : Pascal Bonitzer, Marilù Parolini, Suzanne Schiffman, Jacques Rivette
Acteurs : Jane Birkin, Geraldine Chaplin, André Dussollier...
Résumé : Charlotte et Emily, deux jeunes actrices, sont plus qu'amies : elles sont complices. Lors d'une représentation privée, elles sont remarquées par un auteur dramatique célèbre : Clément. Elles se retrouvent chez lui pour concrétiser le contrat qui leur a été proposé. Un étrange personnage, Paul, qui se dit magicien et familier de Clément, va les séduire l'une après l'autre ; chassés-croisés, rebondissements et intrigues qui se nouent en coulisses, aboutiront à la représentation finale de la pièce, pour laquelle Clément avait engagé les jeunes filles, devant ses invités.
Mon avis : Un film qui représente le passage aux années 80 pour Rivette, avec une réalisation plus classique et une ambiance plus petite-bourgeoise, et loin de son film précédent, LE PONT DU NORD (1981), qui était encore l'archétype même d'un cinéma de la Nouvelle-Vague. Mais dans L'AMOUR PAR TERRE, Rivette traite de nouveau de son amour pour un théâtre dont les pièces se construisent sans cesse, un peu comme les oeuvres picturales de LA BELLE NOISEUSE (1991), et un peu comme le travail de Rivette lui-même sur ses films comme une mise en abîme... Jean-Pierre Kalfon reprend le rôle de metteur en scène qu'il tenait dans L'AMOUR FOU (1969), mais en plus énigmatique, comme son oeuvre sans fin. Jane Birkin et Geraldine Chaplin sont donc embarquées dans une aventure pleine de mystères, au cours de laquelle intervient le fantastique, ou plutôt l'onirisme insolite. Et je suis content de retrouver László Szabó, égérie discrète de la Nouvelle-Vague, dans un petit rôle.
Résumé : Leo Gorce et Gu Arenas, deux inspecteurs de la police judiciaire de Paris, enquêtent sur la mort suspecte d'un député. Au cours de leurs investigations et parfois au péril de leur vie, ils mettent au jour, avec le soutien de la journaliste Diane Castelain, une sinistre affaire de manipulation autour de spéculations immobilières impliquant grosses entreprises, certains hommes politiques corrompus et milieu parisien...
Mon avis : Un classique du polar et du buddy movie à la française, avec Gérard Lanvin qui se prend pour Robert De Niro et Eddy Mitchell, à l'époque d'À MORT L'ARBITRE (1984) et de FRANKENSTEIN 90 (1984), qui auto-parodie sa culture cinéphilique présente dans son émission "La dernière séance". Pas un grand film, mais un petit polar de gauche qui reflète bien l'époque de "Touche pas à mon pote".
Résumé : Le titre fait référence aux neuf jours de prières entrepris dans le catholicisme romain comme acte de dévotion ou de pénitence dans le but d'obtenir un état de grâce. Dans le court métrage méditatif et impressionnant de raffinement d'Olivier Smolders, réalisé en noir et blanc avec une musique chorale liturgique ponctuant son récit obsessionnel, un écrivain se retire dans l'isolement et les souvenirs tumultueux de son ancien collège...
Mon avis : Très beau premier court-métrage mi-fictionnel, mi-intimiste, mi-délirant d'Olivier Smolders. Je pense qu'avoir regardé LE CAMION (1977) de Marguerite Duras juste avant ce court, m'a facilité l'entrée dans ce film d'auteur aux plans courts filmés avec un très beau noir et blanc.
Acteurs : Eric Roberts, Mickey Rourke, Daryl Hannah...
Résumé : Little Italy, New York. Deux cousins désoeuvrés aux goûts de luxe embarqués dans un casse qui tourne mal se retrouvent avec de l'argent sale plein les poches et la mafia sur le dos...
Mon avis : Un bon classique avec Mickey Rourke et Daryl Hannah. Après, un film de mafia avec Eric Roberts et Mickey Rourke, ça lui donne obligatoirement un cachet 80's très marqué.
Acteurs : Woody Allen, Mia Farrow, Nick Apollo Forte...
Résumé : Dans un restaurant, un petit groupe d'artistes se remémore les affaires du pathétique Danny Rose, piètre imprésario flanqué d'improbables vedettes...
Acteurs : Michael Paré, Diane Lane, Willem Dafoe...
Résumé : Ellen Aim, une chanteuse de rock est kidnappée par Raven et son gang de motards. Son ancien amant Tom Cody arrive en ville pour la libérer, ce qu'il fait rapidement. Raven et son équipe se lance alors à leur poursuite...
Mon avis : Un classique de Walter Hill. Un super film typique des 80's.
Acteurs : Elizabeth Bourgine, Hippolyte Girardot, Jean-Luc Porraz...
Résumé : Il est tombé amoureux d'elle. Malheureusement elle est déjà suivie par cinq types. Ils sont derrière elle, partout où elle va, dans la rue, au restaurant, dans les cabines téléphoniques. C'est bien sa veine d'être tombé amoureux d'elle...
Mon avis : Un court-métrage amusant par le réalisateur d'UN MONDE SANS PITIÉ (1989).
Acteurs : Peter Faber, Geert de Jong, Akkemay Elderenbos, Frank Schaafsma, Pepijn Zomer, Olivier Zomer, Rijk de Gooyer, Erik Koningsberger, Arie van Riet, Esgo Heil...
Résumé : John Gisberts, pilote de l'armée de l'air américaine, vit avec sa femme et ses quatre enfants près de la base d'hélicoptères. Il a une belle maison et un travail qu'il aime, mais il est tellement absorbé par le déroulement de sa carrière qu'il ne remarque pas immédiatement à quel point sa famille s'effondre à mesure que ses enfants grandissent. Les deux plus jeunes prennent leurs aînés, (en pleine crise d'adolescence), pour exemple, au final, la vie de famille se transforme en une véritable guerre, d'autant plus que le petit ami de la fille ne laisse pas la mère indifférente...
Mon avis : Une comédie complètement déjantée. On passe un bon moment.
Résumé : Il a 6 ans et il court derrière un train. S'il arrive à le rattraper, il se fera assassiner à 50 ans. S'il ne court pas assez vite, il tombera de la fenêtre d'un hôpital à 60. Une image baroque de l'inconscient...
Mon avis : Le court-métrage de Jaco Van Dormael qui deviendra 6 ans plus tard le cultissime TOTO LE HÉROS. Un excellent court que je trouve presque meilleur que son successeur.
Réalisateurs : Béla Tarr avec participation d'Ágnes Hranitzky
Scénaristes : László Krasznahorkai et Béla Tarr
Acteurs : Hédi Temessy, Erika Bodnár, Miklós Székely B....
Résumé : Hédi, une vieille femme, vit seule avec sa gouvernante Erika et Miklós, le petit-ami de cette dernière dans un appartement spacieux. Son fils János, un garçon brutal, lui impose un nouveau locataire, Pál, un professeur sans le sou qui tombe vite sous le charme mélancolique d'Hédi. Tandis que János espère recevoir son héritage avant l'heure, Miklós et Pál se font concurrence pour se lier d'amitié avec Hédi. Dans ce huis clos pesant et malsain, tour à tour la confiance fait place à l'inquiétude, et la quiétude à la méfiance…
Mon avis : Bien plus qu'un huis-clos, c'est un labyrinthe psychologique que Béla Tarr installe dans une vieille maison dont on distingue très mal les contours, rajoutant même des effets visuels pour dérouter le spectateur. Le jeu d'influences des personnages s'opère par le biais des cadrages mais aussi des éclairages, qui ne laissent entrevoir que quelques moments d'honnêtetés ou de faiblesses filmées de manière posée. ALMANACH D'AUTOME est un peu l'antithèse d'un film comme PERSONA (1966) dans lequel Ingmar Bergman cherche, par le biais d'éclairages contrastés, à faire ressortir l'âme de ses personnages féminins. Ici, la fourberie est constamment dans l'ombre ou hors-cadre. Un bon film pour lequel Béla Tarr s'adapte aux codes graphiques des années 80.
Résumé : Après les funérailles de son père, Mari se souvient de l’histoire qu’il lui racontait lorsqu’elle était petite : celle de l’île la plus proche du Paradis, en Nouvelle-Calédonie. Le soleil y brille toujours, les habitants y sont heureux et on peut y rencontrer Dieu. Elle ne pense alors plus qu’à une chose : retrouver cette île. Son voyage organisé par une agence de voyage très conventionnelle est très loin de ce qu’elle imaginait, jusqu’à ce qu’elle sorte des sentiers battus, pour arriver à Ouvéa...
Mon avis : En dehors du fait que cela fait plaisir de revoir la Nouvelle-Calédonie du début des années 80 et de découvrir le fondement du tourisme japonais à Ouvéa, ce film de Nobuhiko Ôbayashi reste une petite niaiserie sucrée pour adolescentes japonaises...