Midnight Return: The Story of Billy Hayes and Turkey est un documentaire sorti en 2016, écrit et réalisé par la cinéaste américaine Sally Sussman.
Le documentaire suit le vrai Billy Hayes, l'étudiant américain arrêté en Turquie en 1970 pour trafic de hashish, qui s'est évadé de prison en 1975. Son livre a inspiré le chef-d'œuvre oscarisé Midnight Express.
Le mythe face à la réalité : Le documentaire démonte la manière dont le film hollywoodien a lourdement modifié la réalité de l'histoire de Billy Hayes pour en faire un thriller sensationnel, changeant notamment la fin (dans la réalité, Billy s'est évadé par la mer et n'a pas tué de garde).
Le pardon et la diplomatie : Le film d'Alan Parker et Oliver Stone avait dépeint le peuple et les institutions turques de manière extrêmement violente et caricaturale, ce qui a détruit le tourisme en Turquie et profondément blessé l'image des Turcs dans le monde pendant des décennies. Le documentaire suit Billy Hayes qui, rongé par la culpabilité d'avoir causé ce tort, décide de retourner en Turquie 30 ans après son évasion pour tenter de faire la paix avec cette nation et affronter ses propres démons.
Pour raconter cette histoire, Sally Sussman a réussi à réunir les grands noms derrière le film d'origine :
Billy Hayes lui-même.
Oliver Stone (le scénariste du film, qui s'est d'ailleurs excusé publiquement auprès du peuple turc pour avoir forcé le trait du racisme dans son scénario).
Alan Parker (le réalisateur de Midnight Express).
Le producteur David Puttnam et le compositeur légendaire Giorgio Moroder.
C'est une excellente réflexion sur le pouvoir du cinéma et la façon dont Hollywood peut façonner (ou détruire) la réputation d'un pays entier à travers une œuvre de fiction "basée sur une histoire vraie". Le film a d'ailleurs été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2016 dans la catégorie Cannes Classics.
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1 commentaire:
Clairement, le film de Parker a été un scandale, mais cela vaut-il un documentaire, surtout si ce docu n'est pas sur le film lui-même mais sur Hayes, qui est banal comme type finalement ? Il y a une énergie en lui qui me met mal à l'aise d’ailleurs. Une sorte de mania, même dans les images recentes. Un docu où il passe une psychanalyse aurait peut-être été plus intéressant que ce film. Et les Turcs nationalistes du film me gavent -- notre honneur ! la nation ! Vraiment des gros lourds. Mais bon, c'est le nationalisme turc -- un cliché de dire cela comme ça sans doutes, mais eux semblent l'incarner.
Plus intéressants sont les détails du montage financier et artistique du film -- Stone n'est clairement pas un mec sympa, aujourd’hui comme hier. Un immense ego. Sans surprises. Mais bon, c'est un grand scénariste et un superbe cinéaste (a été). Donc on peut lui pardonner, presque.
Bref, tout cela me laisse un peu de marbre.
L’ancienne copine américaine de Haynes est belle et charmante par contre. C’est la seule que j’aimerais rencontrer.
Merci du partage en tout cas. Heureux d'avoir vu ce truc, même si c'est un peu la montagne qui accouche d'une fourmi.
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